L'Ancienne Egypte

Le Calendrier Egyptien

Le calendrier de l’Égypte antique, (également appelé Calendrier Nilotique) etait axé autour des fluctuations du Nil et avait comme but premier la régulation de l’agriculture au cours de l’année. Les égyptiens définissaient d’ailleurs l’année comme « le temps nécessaire pour une récolte » et le hiéroglyphe qui la représentait était composé d’une jeune pousse et d’un bourgeon.

Les égyptiens utilisèrent d’abord un système basé sur les phases réelles de la Lune, mais supplantèrent rapidement ce système par un système arbitraire utilisant des mois civils, et divisant l’année en 3 saisons basées sur la crue du Nil et ses impacts sur l’environnement :

Le Calendrier Egyptien se présentait comme tel :

La journée est divisée en deux parties de douze heures. Les heures ne sont pas forcément de même durée, étant donné que nous retrouvons les heures de nuit et les heures de jour.
L'année (rnpt) est divisée en 12 mois (abd) de 30 jours (htw).
Les mois sont divisés en 3 semaines de 10 jours .
Ce qui nous donne 360 jours, les cinq jours restants sont appelés "épagomènes" (hryw rnpt) littéralement "ceux qui sont au dessus de l'année".
Dans la cosmologie égyptienne ces cinq jours représentent la naissance des cinq enfants de Geb et Nout : Osiris, Horus, Seth, Isis et Nephthys

L'année est également divisée en trois saisons :

L'inondation (akhet, du verbe wakh innonder) de juillet à octobre.
La germination (prt, du verbe sortir) de novembre à février.
La récolte (shermw, déficience d'eau) de mars à juin.
A l'époque Ptolémique (Grec) les douze mois de l'année avaient des noms, ce sont des noms en langue Copte.

L'inondation
Thôt 1er mois du 19 juillet au 17 août
Paophi 2ème mois du 18 août au 16 septembre
Athyr 3ème mois du 17 septembre au 16 octobre
Choiak 4ème mois du 17 octobre au 15 novembre

La germination
Tybi 5ème mois du 16 novembre au 15 décembre
Méchir 6ème mois du 16 décembre au 14 janvier
Phaménoth 7ème mois du 15 janvier au 13 février
Pharmouthi 8ème mois du 14 février au 15 mars

La récolte
Pachons 9ème mois du 16 mars au 14 avril
Payni 10ème mois du 15 avril au 14 mai
Epiphi 11ème mois du 15 mai au 13 juin
M ésori 12ème mois du 14 juin au 13 juillet

Le "calendrier d’Elephantine"La fête célébrant la nouvelle année correspondait au jour de la crue annuelle du Nil, événement majeur pour les égyptiens de l’Antiquité puisqu’elle permettait l’enrichissement du sol asséché par une période de grande chaleur Chemou, littéralement « chaleur ». De l’importance de la crue dépendait la qualité des récoltes. Une crue trop faible pouvant entraîner une famine alors qu’une trop fort pouvais causer des inondations dévastatrices.


Etoile Sirius

La date de cet événement (dépendant de paramètres climatiques complexes) variait grandement d’une année à l’autre et ne correspondait pas au nouvel an du calendrier civil. La crue intervenait peu de temps après le lever héliaque de l’Etoile Sothis (Sirius) dans le ciel égyptien, elle y est donc étroitement associée. Si le lever héliaque de l’étoile Sothis est un phénomène plus ou moins fixe (légèrement variable suivant la précession des équinoxes) au cours d’une année solaire (année d’environ 365¼ jours), le nouvel an du calendrier égyptien (année de 365 jours), lui, est dit « mobile ».

En fait, le décalage entre l’année solaire et l’année civile était d’environ un jour tout les quatre ans. Il fallait donc 1460 ans (365x4) pour qu’un événement du calendrier égyptien coïncide de nouveau avec un événement du calendrier solaire. C’est ainsi que, théoriquement, tout les 1460 ans, le nouvel an du calendrier égyptien coïncidait avec le lever héliaque de l’étoile Sothis. Ces années, ainsi que celles où le nouvel an coïncidait avec l’inondation, étaient considérées comme extrêmement bénéfiques et étaient souvent immortalisé sur les bas-reliefs. Ces faits permettent de dater assez précisément les règnes de certains pharaons. Ces période de 1460 ans est appelé période sothiaque.

Bien que ayant abandonné très tôt un système de calendrier astronomique pour un système civil, les égyptiens de l’Antiquité ne se sont pas pour autant désintéressés de l’astronomie, bien au contraire. On leur doit notamment les plus anciennes cartes du ciel connues et l’on sait qu’ils avaient une connaissance très approfondie des phénomènes astronomiques basée sur l’observation quotidienne et méthodique des astres.

La Constellation bordant la Voie lactée, située dans l'hémisphère céleste austral s'appelle le Grand Chien. C'est une des constellations les plus brillantes, qui contient Sirius, l'étoile la plus éclatante du ciel boréal, située à 9 € ,7 années-lumière de la Terre et quarante fois plus lumineuse que le Soleil. D'après la tradition grecque, le Grand Chien et le Petit Chien représentent des chiens trottant sur les talons du chasseur grec Orion.

Les Égyptiens vouaient un culte particulier à Sirius : l'étoile apparaissait à l'aube vers la fin de l'été, annonçant l'inondation de la vallée du Nil.

Sirius, l'étoile la plus brillante du ciel, a exercé une fascination certaine sur les astronomes de tous les temps. Il y a plus de 5000 ans, les prêtres égyptiens se sont servis du lever héliaque de cet astre brillant pour calculer leur calendrier et durant des siècles les astronomes chinois l'ont soigneusement observé.

De l'ancienne Egypte nous sont parvenus divers écrits relatifs au lever héliaque de l'étoile Sirius sous les règnes des pharaons Sésostris, Amenhotep I, Thoutmosis III, Ptolemée III, Ptolémée IV, ... Des écrits qui, tous ou presque, ont suscité de multiples tentatives de datation du règne de tel ou tel pharaon de la part des Egyptologues du monde entier.

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